Nina Kraviz lance une arme de séduction massive avec son album éponyme chez Rekids.
Découverte en 2009 avec son maxi « Pain In The Ass », la jolie brunette a été en 2011 une des révélations marquantes de l’année puisque nominée dans les meilleurs DJs internationaux sur le site Resident Advisor. Chartée par les plus grands, jouant dans les clubs tels que Panorama Bar, Fabric ou encore au Space à Ibiza. Une future grande à n’en pas douter.
01. walking in the night feat hard ton
02. aus feat king aus on the mic
03. ghetto kravitz
04. taxi talk
05. false attraction
06. working
07. choices
08. love or go
09. best friend
010. ben
Dans sa Russie natale, Nina a été organisatrice de soirées au club Propaganda à Moscou, célèbre pour ses nuits éclectiques et fédératrices. DJette de talent, plutôt concentrée sur l’atmosphère régnant autour de son public que sur les faders, elle est passée à la production et Radio Slave n’a pas été le seul à croire en elle : signée sur Naïf, le label de Efdemin, mais aussi sur Underground Quality, label de Jus Ed et BPitch Control chez Ellen Alien. Un bagage qui l’a propulsée l’année suivante au devant de la scène électro.
Entre deep house et techno, beats old school et ambient, l’univers de Nina est sucré et délicat. Les 14 tracks qui composent l’album sont tous différents, mais s’écoutent sans broncher : la meilleure façon de le savourer est de l’écouter de A à Z. Du premier au dernier morceau, Nina nous entraîne dans un monde où les caresses sont meilleures que les one shots, ambiance de velours et chandelles allumées pour le décor. Une soundtrack sensuelle qui passe aussi bien qu’un bon vin, enivrante.
Mais là où Nina excelle, c’est au niveau de la composition des morceaux. Ce n’est pas qu’une simple collection de kicks et de pads, c’est un de ces rares voyages qui nous transporte, à la manière d’un mix qu’on écoute tranquillement chez soi. L’album n’est pas fade, il est aussi doux qu’une brise de printemps.
De « Walking in the Night » à « Fire », de ces boucles acides à une ambient toute sweet, les tracks s’enchaînent dans une recette à base de séduction et de chaleur. Un genre de love story musicale où tout n’est que bonheur, en contradiction totale avec l’image qu’on peut se faire d’une Russie glaciale et militaire.
Le flow de « Ghetto Kraviz » et le groove de ‘Turn on the radio » sont deux exemples du talent de la jeune femme. Un rythme entre easy listening et club, et quand on réalise qu’il y a une fille derrière tout ça, force est de constater que le domaine de l’électro n’est pas réservé qu’aux mâles. Son style est unique, un mélange de douceur et de sensualité qu’on ne peut qu’apprécier et respecter.
Féline et élégante, Nina et sa musique se complètent parfaitement et le charme se fait en un clin d’oeil. Une artiste exquise autant pour les oreilles que pour les yeux.
Disponible sur DECKS, JUNO et BEATPORT
Resident Advisor
www.rekids.com

Chronique réalisée par Maxime Menard

